2.88. «Nos c½urs, disent-ils, sont inaccessibles à toute croyance.» Non ! C'est plutôt Dieu qui les a maudits pour leur incrédulité, car il est bien rare qu'ils croient réellement.
2.89. Lorsqu'ils reçurent de la part de Dieu un Livre confirmant leurs propres Écritures, et alors qu'auparavant ils n'avaient cessé d'implorer l'assistance divine contre les infidèles, ils refusèrent de croire à ce Livre qui pourtant leur avait été prédit. Maudits soient donc les infidèles !
2.90. Combien est vil le prix contre lequel ils ont troqué leurs âmes lorsqu'ils ont nié ce que Dieu a révélé et ce, uniquement par dépit, car ils n'ont pu admettre que Dieu, par un effet de Sa grâce, ait choisi certains de Ses serviteurs pour les gratifier de la révélation ! Ils se sont ainsi attiré doublement la colère du Seigneur et le châtiment ignominieux qui sera réservé aux infidèles.
2.91. Et quand on leur dit de croire à ce que Dieu a révélé, ils répliquent : «Nous croyons uniquement à ce qui nous a été révélé», et ils rejettent les révélations postérieures qui pourtant confirment, en toute vérité, les révélations antérieures. Demande-leur alors : «Pourquoi donc faisiez-vous périr auparavant les prophètes de Dieu, si vous étiez des croyants sincères?»
2.92. Déjà Moïse s'était adressé à vous avec des preuves évidentes , mais, pendant son absence, vous avez adopté comme idole le Veau d'or. Vous êtes vraiment des créatures injustes !
2.93. Or, Nous n'en fîmes pas moins, ensuite, alliance avec vous, et Nous élevâmes le mont Sinaï au-dessus de vos têtes, en vous disant : «Suivez rigoureusement les lois que Nous vous avons données et écoutez ce qu'elles vous édictent !» – «Nous écoutons, mais nous n'avons cure d'obéir», répliquèrent-ils, car ces négateurs avaient été fortement marqués par l'amour du Veau d'or. Dis-leur : «Quel détestable enseignement comporte votre foi, si tant est que vous en ayez une !»
2.94. Dis-leur encore : «Si vous êtes sûrs que le séjour éternel auprès de votre Seigneur vous est réservé, à l'exclusion des autres hommes, souhaitez donc une mort immédiate, pour donner la preuve que vous êtes sincères !»
2.95. Mais ils ne formuleront jamais pareil souhait, sachant tout le mal qu'ils ont perpétré de leurs mains sur la Terre. Et Dieu connaît bien les injustes.
2.96. Et si tu observes ces gens-là, tu constateras qu'ils sont de tous les hommes, même des païens, les plus avides de vivre, au point qu'il n'en est aucun parmi eux qui ne désire vivre mille ans. Or, même une telle longévité ne saurait pour autant les soustraire au châtiment qui les attend, car rien de ce qu'ils font n'échappe au Seigneur.
